Les membres du CPMHE ont été nommés pour trois ans par décret du Premier ministre en date du 8 mai 2009.
Madame Françoise VERGES a été reconduite en tant que présidente du comité
Sont également nommés pour trois ans :
M. Greg GERMAIN
M. Claude-Valentin MARIE
Mme Henriette DORION-SEBELOUE
M. Guy LAVAUD
M. Jean HEBRARD
Mme Myriam COTTIAS
Mme Marie-Hélène JOLY
M. Jean-Claude JUDITH DE SALINS
M. Frédéric REGENT
M. François DURPAIRE
Le 10 mai 2009, M. Frédéric LAZORTHES, ancien conseiller pour la culture et la prospective au cabinet du secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, a été nommé secrétaire général du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
Pour contacter le CPMHE, vous pouvez écrire à l’adresse suivante :
Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer
27 rue Oudinot 75007 Paris
Vous pouvez également contacter le secrétaire général du comité à l’adresse électronique suivante :
frederic.lazorthes@outre-mer.gouv.fr
Le choix du 23 août comme date de la journée internationale de la traite négrière et de son abolition renvoie à l’un des événements les plus célèbres de l’histoire de la résistance à l’oppression : la révolte des esclaves de Saint-Domingue, l’actuelle Haïti, commencée dans la nuit du 22 au 23 aout 1791 qui devait conduire à l’émancipation des esclaves dans la partie française de l’ile en 1793 et à la première abolition de l’esclavage par la république en France en 1794.
Pour célébrer cet anniversaire, un colloque consacré à l’apport de la révolution haïtienne à l’universalité des droits de l’hommes s’est tenu à Port-au-Prince. Haïti est en effet le symbole de la résistance et de la lutte des esclaves pour la liberté. Le rétablissement de l’esclavage par Napoléon Ier en 1802 déboucha sur une véritable guerre d’indépendance et la création d’Haïti en 1804. Le héros de cette révolution et de l’indépendance haïtienne, fut un esclave noir prénommé Toussaint, dit Toussaint Louverture, devenu général de la République après s’être retourné contre les espagnols en 1793, puis véritable maître de Saint-Dominque quelques années plus tard, s’oppose aux troupes françaises venus rétablir l’ordre et l’esclavage en 1802, fut capturé et enfermé en France, au Chateau de Joulx (Doubs), où il mourrut dans de grandes souffrances en raison des conditions de sa captivité.
Le sous-directeur général de l’UNESCO, M. Pierre Sané, a préconisé qu’en vertu de ce refus de l’esclavage, Haïti soit déclarée "patrimoine de l’humanité".
De son côté, le directeur général de l’UNESCO depuis 1999, M. Koïchiro MATSUURA à l’occasion de la Journée internationale de la traite négrière et de son abolition, a fait la déclaration suivante :
"La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition est un moment unique pour la communauté internationale de concilier ensemble devoir de mémoire et devoir d’histoire. Depuis le lancement en 1994 du projet sur la Route de l’esclave, l’UNESCO entend ouvrir le champ de la coopération scientifique sur l’étude de l’esclavage et de la traite à la pluralité des mémoires, des cultures et des représentations. Un tel respect de la diversité des mémoires est une exigence démocratique qui doit répondre à la demande sociale et s’accompagner de la recherche de références communes. Nous pouvons le faire grâce à une éducation de qualité, pluridisciplinaire, qui intègre dans les manuels et programmes scolaires les enjeux de mémoire et de transmission de mémoire liés à l’histoire de la traite, de façon scientifique et rigoureuse. Nous pouvons le faire également grâce à des politiques de sauvegarde du patrimoine culturel qui rendent compte de la diversité et complexité de cette histoire : ouverture de musées interdisciplinaires, numérisation de cartes et archives, collecte et préservation de traditions orales, identification de lieux de mémoire comme sites reconnus de valeur universelle, promotion d’un tourisme durable respectueux des individus et des environnements socioculturels.
Enfin, et c’est là un choix désormais encouragé par l’UNESCO, il convient de diversifier les approches par aires géoculturelles, et replacer l’histoire de l’esclavage et de la traite dans le contexte d’une histoire globale, couvrant aussi bien la traite atlantique que les traites dite « orientales ».
Un dialogue interculturel durable ne peut s’épanouir que dans un rapport apaisé à l’histoire et à la mémoire. Contre toute forme de sacralisation de la mémoire, et pour conjurer les effets dévastateurs des concurrences mémorielles, nous devons promouvoir une recherche et un enseignement de l’histoire qui permette à la fois d’expliquer et de comprendre, de restituer la trame des récits conflictuels, et de combler les silences.
En nous rassemblant autour d’une vision partagée de l’histoire de la traite et de l’esclavage, nous pourrons ainsi construire une histoire commune et poser les fondements d’un dialogue interculturel qui délivre un message universel de savoir et de tolérance.
Koïchiro Matsuura"
Pour plus d’informations et des ressources historiques, n’hésitez pas à consulter les pages dédiées au projet "La route de l’esclave" sur le site de l’UNESCO, www.unesco.org/fr/
Appel à candidatures pour l’attribution du prix « Histoires de l’esclavage » 2009
Article premier - Titre, périodicité et objet
Le Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage décerne tous les ans un prix « Histoires de l’esclavage ».
Ce prix récompense les auteurs de thèses inédites, en langue française, qui contribuent à une meilleure connaissance de la traite négrière, du système esclavagiste, des processus d’abolition et de la mise en place de sociétés post-esclavagistes dans le monde atlantique et dans l’océan Indien, de la fin du XVe siècle jusqu’à la période contemporaine.
Art. 2 – Domaine
Les thèses soumises au jury pourront suivre différentes approches (théorique, empirique, comparatiste ou méthodologique) et relever de plusieurs disciplines (histoire, droit, sciences politiques, sciences, littérature, art, philosophie, etc.).
Art. 3 – Calendrier
Le prix « Histoires de l’esclavage », attribué pour la première fois en 2005, est décerné chaque année. Les candidats, qui doivent avoir soutenu leur thèse dans les deux années qui précèdent la date limite de remise des manuscrits, sont invités à faire parvenir leur dossier au ministère de l’Outre-mer avant la date limite fixée chaque année. Pour le prix « Histoires de l’esclavage » 2009, les candidats doivent faire parvenir leur dossier avant le 31 décembre 2009.
Art. 4 - Candidatures et thèses en compétition
Les candidats adresseront au Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage : leur thèse en deux exemplaires ; un résumé de dix pages maximum (douze exemplaires) ; un curriculum vitae (douze exemplaires) ; une copie du document administratif attestant la soutenance. Le jury établira dans le mois de la date limite d’inscription la liste des candidats admis à concourir.
Art. 5 - Le jury
Le jury est composé des membres du CPMHE auxquels peuvent être associés, sur proposition des membres du comité, des personnalités extérieures . Le président du Comité préside le jury avec voix délibérative. Chaque thèse est examinée par deux membres du jury qui établissent un rapport circonstancié sur les mérites du travail de recherche des candidats.
Art. 6 - Décision du jury
Le prix « Histoires de l’esclavage » est décerné à la majorité absolue des membres présents. Si la majorité absolue n’est pas obtenue au premier tour, un deuxième tour est organisé dans les mêmes conditions. Si un troisième tour est nécessaire, seules les deux thèses qui ont obtenu le plus de voix au tour précédent restent en compétition et la décision est prise à la majorité relative. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Le jury est en droit de ne pas décerner de prix s’il juge que les thèses présentées ne correspondent pas aux critères d’attribution .
Art. 7 - Le prix
Le prix « Histoires de l’esclavage » est une somme de 7 000 € (sept mille euros).
Art. 8 - Remise du prix
Le prix « Histoires de l’esclavage » est remis au cours d’une cérémonie dont la date sera portée à la connaissance du lauréat dès l’annonce des résultats.
La présidente du Comité, Françoise Vergès, Le 16 novembre 2009
Adresser le dossier de candidature à : Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage Prix « Histoires de l’esclavage » 2009 Ministère de l’Outre-mer 27, rue Oudinot, 75358 Paris 07 SP
Contact : frederic.lazorthes@outre-mer.gouv.fr
N.B. Les thèses envoyées par les candidats ne seront pas réexpédiées.
2007 – Antonio de ALMEIDA MENDES Une histoire transcontinentale et transnationale de la traite moderne entre Atlantique et Méditerranée (XVe- XVIIe siècles) (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, thèse soutenue sous la direction de Bernard VINCENT)
2006 – Audrey CAROTENUTO Les résistances serviles dans la société coloniale de l’Ile Bourbon (1750-1848) (Université de Provence, thèse soutenue sous la direction de Colette DUBOIS)
2005 – Hubert GERBEAU L’esclavage et son ombre à Bourbon (XIXe-XXe siècles) (Université d’Aix-en-Provence, thèse soutenue sous la direction de Gérard CHASTAGNARET)
Les membres du Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage expriment leur émotion et leur solidarité avec le peuple d’Haïti dévasté par un terrible tremblement de terre le 12 janvier 2010.
Les membres du CPMHE s’inquiètent pour leurs amis haïtiens et éprouvent de la tristesse pour toutes les victimes.
Les membres du CPMHE saluent l’engagement immédiat de la France, de l’Union Européenne, des Etats-Unis et de la communauté internationale pour organiser l’aide.
Les membres du CPMHE pensent à tous les Haïtiens de France et dans le monde qui s’inquiètent pour leurs proches et qui se mobilisent.
Dans le temps de l’urgence humanitaire, tous les amis d’Haïti doivent se rassembler pour apporter l’aide et les secours nécessaires à la population et travailler ensemble à la reconstruction du pays.
Au-delà de la mobilisation et de la solidarité indispensables pour faire face à la catastrophe, les membres du CPMHE souhaitent que soient profondément renouvelés les liens de fraternité entre Haïti et la France par une meilleure prise en compte de notre histoire partagée et une pleine reconnaissance du rôle du peuple haïtien dans l’affirmation de la liberté et la dignité humaines, et, en particulier à travers le combat qui, le 4 février 1794, a conduit la première République française à décider l’abolition de l’esclavage.
Paris, le 14 janvier 2010 Le Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage
Françoise Vergès, Présidente Greg Germain Claude-Valentin Marie Henriette Dorion-Sébéloué Guy Lavaud Jean Hébrard Myriam Cottias Marie-Hélène Joly Jean-Claude Judith de Salins Philippe Pichot Frédéric Régent François Durpaire